TRISTES NOUVELLES

Source : Le Monde 24 juillet 2008

Quand Edvige masque Cristina... Trois cent vingt-huit associations, syndicats et partis politiques ont signé l'appel pour obtenir l'abandon du fichier de police baptisé Edvige (acronyme pour Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), et 46 110 personnes avaient paraphé, jeudi 24 juillet, la pétition. Parmi les dernières organisations à rejoindre le collectif Non à Edvige, figurent la branche française d'Amnesty International et, depuis le 22 juillet, la CFDT. La centrale syndicale, tout comme FO, a rejoint le mouvement pour déposer un recours devant le Conseil d'Etat.

Pendant ce temps, le fichier Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) prend forme sans opposant. Classé "secret défense", c'est comme s'il n'existait pas. Il contient aussi des données personnelles sur les personnes fichées mais son spectre est plus large puisqu'il englobe leurs proches et leurs relations.

Les deux fichiers ont un point commun ; ils sont tous deux issus de la réforme du renseignement qui a abouti au démantèlement des Renseignements généraux (RG). Une partie des fonctionnaires rejoint la sécurité publique au sein d'une nouvelle sous-direction de l'information générale (SDIG) ; une autre fusionne avec la DST pour former la direction centrale du renseignement intérieur. Logiquement, le fichier des "RG" a suivi le même parcours donnant naissance, le 1er juillet, d'un côté à Edvige, de l'autre à Cristina, qui conserve le caractère secret de l'ancien fichier DST. Mais l'un est soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), l'autre pas.

"DONNÉES SENSIBLES"

La mobilisation des anti-Edvige n'a cessé de s'amplifier depuis la publication du décret instituant le fichier pour lequel la CNIL a donné un avis favorable avec des "réserves" - notamment sur la traçabilité des consultations, jugée insuffisante. Le collectif proteste ainsi contre l'extension, dès l'âge 13 ans, des personnes qui peuvent y figurer dès lors qu'elles portent atteinte à "l'ordre public". Une disposition qui n'était pas précisée dans la version RG du fichier régi par un décret de 1991.

En réalité, le fichage des adolescents, déjà autorisé dans le cadre de fichiers de police judiciaire comme celui des empreintes génétiques, se faisait même dans le domaine du renseignement. "C'est une logique de clarté qui a prévalu", affirme l'entourage de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, en présentant Edvige comme un fichier "un peu toiletté". "La folie des fichiers n'a pas épargné les mineurs", relevait, dès avril 2007, le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) dans son bulletin Justice, en dénonçant le manque de "disposition protectrice" dans l'ordonnance de 1945.

Autre source de mécontentement : comme dans l'ancien fichier des RG, Edvige peut collecter des données sur toute personne jouant "un rôle politique, économique, social ou religieux significatif". Mais il sera possible, en plus, d'y faire figurer des paramètres personnels comme l'orientation sexuelle ou la santé. Le gouvernement s'appuie pour cela sur la loi du 6 août 2004, dont les décrets n'étaient jamais parus...

"Initialement, les comportements et déplacements des personnalités devaient y figurer, déclare le secrétaire général de la CNIL, Yann Padova. Quant aux données sensibles sur la santé ou l'orientation sexuelle, nous avons obtenu qu'elles soient mentionnées de manière exceptionnelle et non sans limite comme cela était prévu." La CNIL a craint aussi que le décret Edvige ne soit pas publié. Le ministère dément : "Il n'y a jamais eu d'hésitation à ce sujet."

La bataille sur les fichiers de police est loin d'être finie. Récemment, la CNIL a été sollicitée, par courrier, par les services de Mme Alliot-Marie pour se prononcer dès septembre sur Ardoise. En avril, la ministre avait pris la décision de suspendre ce logiciel censé alimenter la future base de données commune à la police et à la gendarmerie, et qui devait comporter des éléments sur l'orientation sexuelle, l'appartenance syndicale ou religieuse, ou, le cas échéant, la mention "SDF" des personnes fichées. A la CNIL, qui n'a pas le pouvoir d'empêcher la création d'un fichier, on "s'interroge" aujourd'hui sur cette saisine.

Isabelle Mandraud

Pétition "Edvige"
L'article du collectif George Orwell
Ardoise

25.7.08 09:55, comment

UN PEU DE RÊVE

À chaque coup de calcaire, je me dis, j'm'en fous, de toute manière, je ne vais pas moisir ici. Je vais bientôt m'envoler pour Auroville. Et puis, renseignements pris, ce n'est peut-être pas si simple, pas si ceci et cela. Je vais quand même regarder ce documentaire :

AUROVILLE, LA VILLE DONT LA TERRE A BESOIN


Depuis 1968, dans le Sud de l'Inde, une ville utopique se développe et attire des habitants de tous les pays du monde. Auroville est une expérience ambitieuse et tunique, une sorte de laboratoire d'où sortira peut-être la ville du futur idéale.

Fondée par une Française, Mira Richard, dite "la mère", disciple du yogi philosophe Sri Aurobindo, à une dizaine de kilomètres de Pondichéry, Auroville est un espace de rêves dont le but est de "réaliser l'unité humaine". Regroupant plus de 1 800 personnes de 40 nationalités différentes, ce vaste projet est soutenu depuis ses débuts par l'UNESCO et le gouvernement indien. Mais gérer une telle entreprise est loin d'être aisé et la communauté doit faire face à des crises, notamment celle provoquée par l'implantation de nouvelles générations aux motivations différentes de celles qui les ont précédées.
Emaillé de nombreux témoignages d'habitants d'Auroville originaires d'horizons très différents, ce documentaire surprenant nous plonge au cœur d'une utopie que l'on aimerait voir se prolonger malgré les nombreuses difficultés. Une bouffée d'espoir pour nos sociétés pétries d'égoïsme.

Le blog du réalisateur Guillaume Estivié : Auroville, la ville dont la Terre a besoin

Je ne serai peut-être, sûrement, pas plus avancée et je ne le serai pas tant que je n'irai pas voir sur place de quoi il retourne mais je garde ce rêve pour quelques temps encore parce que la réalité est parfois dure à bouffer toute crue. À les perdre toutes, les unes après les autres, j'ai très un peu peur. Alors, même si je sais que ça ne sert à rien, je me berce de mes dernières illusions comme on grille ses dernières cartouches...

Auroville n'est pas une ville à construire, c'est le vieux mensonge à démolir en chacun de nous. (source)

18.7.08 19:45, comment

PASSER DIRECTEMENT DE DIMANCHE À MARDI

Comment peut-on faire une fête avec des armes à la main ?
Comment peut-on dire de soldats qu'ils sont des soldats de la paix quand ils sont armés jusqu'aux dents ?
Comment peut-on parler de fraternité dans un corps d'armée ?
Comment peut-on créer des hiérarchies et dire que tous les hommes sont (libres et) égaux ?
Comment donner des leçons de respect et de paix aux enfants quand on fait un tel déballage d'armement ?
Comment peut-on saluer un drapeau quand on ne salue même pas son voisin ?
Comment...

Voir la réalité telle qu'elle est et non comme on voudrait qu'elle soit, tenter de se changer soi-même...

2 Comments 14.7.08 13:19, comment

QU'EST-CE QUE L'AMOUR ?

Clic

13.7.08 21:14, comment

DE QUOI MANQUONS-NOUS LE PLUS ?

2 Comments 13.7.08 21:00, comment

DORMEZ BRAVES GENS...

Comme je n'ai pas envie de m'épancher sur les raisons qui font que je suis derrière mon écran plutôt que dans mon lit à cette heure déjà tardive, je propose un lien poignant issu du  blog Yurtao : mise au point

11.7.08 01:17, comment

MERCI À CELLES ET CEUX QUI M'ONT SUIVIE JUSQU'ICI

Je ne peux pas dire que je soie enchantée de devoir changer de crèmerie mais c'est la seule solution qui me permette de bloguer de chez moi pour le moment.

À très bientôt. 

5 Comments 10.7.08 16:54, comment